Patrick Raynal

Écrivain, éditeur

Difficile de ne pas donner raison à ceux qui exigent que les candidats communistes à l’élection municipale dénoncent les crimes commis en son temps par l’Union Soviétique.

Le fait que ces candidats soient en majorité des gens poussés par leur humanité, leur haine de l’injustice et leur foi en un avenir où les humbles ne seraient plus outrageusement dominés par les riches et les puissants, ne doit pas faire trembler leurs voix.

Ces crimes demeurent impardonnables et doivent être fustigés impitoyablement par les autres candidats, ceux de droite – en Marche ou pas – dont la responsabilité historique se borne aux menus troubles occasionnés par les guerres mondiales, l’esclavagisme et la colonisation, la férocité du capitalisme triomphant, les mines, les enfants à l’usine, la répugnance à faire voter les lois sociales, l’ignorance et la misère employées partout comme une arme contre la révolte. Mais que sont ces babioles à côté des crimes d’un peuple qui a cru naïvement que l’on pouvait éduquer les masses pour les aider à vivre debout ?

Au lieu de se poser des questions sur l’histoire, faisons-la avancer en votant pour la liste [La Ville Ensemble].

Patrick Raynal, écrivain, éditeur.